Fuji san(s) Fuji
J+29. Hakone. C’est là que j’ai réalisé. En descendant du train. J’étais habillée comme la veille, lors de mon shopping tokyoïte. Sauf que j’allais passer la journée en montagne. Avec celle qui m’est fidèle, me comble et me réchauffe depuis un mois, ma polaire vert pomme, nous avons une rapide conversation. Trop tard pour faire demi-tour. Elle m’affirme que le panorama sera à couper le souffle. Qu’il me fera oublier le froid. M’assure qu’elle fera de son mieux. Je bougonne qu’il vaut probablement mieux mourir de froid que de chaud, postulat, qui, s’il appelle une réponse, n’en aura jamais. Téléphérique, funiculaire, train interminable, les Japonaises dorment, les Japonais lisent des mangas de cul. Sous les arrêts sont scrupuleusement notés, ironie du sort, les altitudes où nous nous arrêtons. 545, 639… A 1000 mètres, je suis transie. Je prends le bateau pirate, ouvre grand les yeux, cherche le Mont Fuji. Rien à l’horizon. Pourtant il fait très beau, mais les quelques nuages sont justement accrochés au fameux sommet. Je passe le reste de la journée morte de froid, certes la vue est belle, malgré tout. Je reprends le bateau à 15h30, pensant que je me suis sûrement fait arnaquer avec ce « free pass one day ». A la gare d’Odawara, je profite de cette formidable invention, le distributeur de boissons chaudes, et m’enfile 345 ml de thé vert, pour me réchauffer. Ma polaire se fait toute petite. Tellement que j’en ai le dos à l’air. Et puis je rentre, Fuji san(s) Fuji, vivant une terrible frustration.









Je propose que tu mettes cette polaire verte en profil.
je suis d’accord avec Jeremy.